Blog Culture générale

Publié le 18 juin 2019

Nouveaux mots du Larousse et du Robert 2020 : que disent-ils de nous ?

En mai, quantité de néologismes ont fait leur entrée dans les pages de nos chers dictionnaires, Le Petit Larousse illustré et Le Petit Robert. Ces mots, dont le choix est dicté par l’usage, constituent une photographie de notre société à un instant donné. Autrement dit, ils en disent long sur nous ! Quels sont nos goûts, nos habitudes, nos craintes, nos aspirations en cette fin de décennie ? La meilleure façon de le savoir est de passer en revue les nouveaux venus… Nous promouvons nos régions et la francophonie L’adjectif amitieux, employé en Belgique et en France (Grand Est), signifie « aimable, affectueux »….

Publié le 7 juin 2019

Spécial Roland-Garros : parlez-vous le jargon du tennis ?

Les 8 et 9 juin 2019 se tiendront les finales femmes et hommes du célèbre tournoi de tennis sur terre battue. Comme chaque année, les commentaires et les pronostics vont aller bon train. Problème : vous ne connaissez rien au vocabulaire de la petite balle jaune. Pas de panique ! Grâce à notre guide de survie, vous pourrez vous mêler aux conversations sans craindre de prendre un revers… BIG FOUR Au tennis, le « Big 4 » désigne les quatre meilleurs joueurs de ces 10-15 dernières années : Federer, Nadal, Djokovic et Murray. Ils se partagent la place de n° 1 mondial depuis 2003. Tout tennisman…

Publié le 28 mai 2019

Calembour, le mot d’esprit à la française

Et si – une fois n’est pas coutume – nous laissions l’orthographe de côté pour parler du calembour, ce jeu de mots typiquement français qui s’apprécie à l’oreille. Forçant l’admiration de nos voisins, il est, pour reprendre l’expression de l’auteur américain Isaac Asimov, « la forme la plus noble de l’esprit ». Étonnant, provocant, invitant à la réflexion, le calembour fait sourire et rire, voilà pourquoi nous l’aimons tant. Êtes-vous sûrs de bien le connaître ? Voici ce qu’il faut savoir de ce trublion verbal. Qui es-tu, calembour ? Un article du Supplément à l’Encyclopédie (1777) donne, pour la première fois, la définition officielle du calembour :…

Publié le 24 mai 2019

L’Espion aux pattes de velours, La colline a des yeux, L’aventure, c’est l’aventure… Ces titres de films qui ont du style ! (2/2)

À l’occasion de la 75e édition du Festival de Cannes, nous poursuivons notre inventaire des titres de films qui reposent sur une figure de style. Loin des exemples classiques, ils nous montrent à quel point les subtilités de la langue française se nichent partout, jusque dans les salles obscures. Ouvrez l’œil ! L’Espion aux pattes de velours : la périphrase La périphrase est une figure de style qui définit un nom par une expression le désignant. En général, elle permet de donner de la force au propos, notamment en attirant l’attention sur un détail significatif. L’Espion aux pattes de velours est une…

Publié le 14 mai 2019

Les Noces funèbres, La vie est belle, Retour vers le futur… Ces titres de films qui ont du style ! (1/2)

Alors qu’a débuté le Festival de Cannes, le Projet Voltaire a réuni pour vous deux têtes d’affiche : les titres de films et les figures de style !

Publié le 26 avril 2019

À trancher une bonne fois pour toutes : l’élision de lorsque, puisque, quoique (1/2)

Voici une règle qui a été amenée à évoluer sous l’empire de l’usage. Observateur et rapporteur des évolutions orthographiques et grammaticales, le Projet Voltaire se devait de faire une mise à jour de la règle d’élision de trois conjonctions de subordination : lorsque, puisque et quoique.  1 – L’élision de « lorsque »  Avant, « lorsque » s’élidait obligatoirement devant les pronoms « il(s) », « elle(s) », « on », les déterminants « un » et « une », et s’élidait éventuellement devant « en ». Exemples : « Lorsqu’on voit une étoile filante, il faut faire un vœu… », « Le voleur s’apprêtait à ouvrir le coffre lorsqu’une sonnerie l’a fait sursauter. » En dehors de ces exemples, il n’y avait…

Publié le 13 avril 2019

Béotien, marathon, sybarite… Ces mots tirés de toponymes antiques

Demain, dimanche 14 avril 2019, se tiendra la 43e édition du marathon de Paris. Pour les non-initiés, l’intérêt du « marathon » réside essentiellement dans son étymologie. Tiré du nom d’une cité de la Grèce antique, le mot a voyagé à la fois dans le temps et dans l’espace pour fouler les pavés de notre capitale. Mais il n’est pas le seul ! De nombreux termes, courants ou littéraires, viennent de noms de lieux (ou toponymes) antiques, preuve, s’il en fallait encore une, que l’odyssée de la langue française doit beaucoup à la langue d’Homère… L’adjectif béotien : de la région de Béotie Les habitants de…

Publié le 20 mars 2019

Arabesque, gribouillis, phylactère… Ces mots qui donnent des formes à nos écrits !

Cette année, la nouvelle édition du concours Dis-moi dix mots, organisé par le ministère de la Culture, est consacrée aux différentes formes de l’écrit. Dix mots ont été choisis pour incarner cette thématique. Leur simple évocation constitue une invite à la création littéraire et artistique. Pour encore mieux les savourer, le Projet Voltaire vous propose de (re)découvrir leur origine et leur sens. Arabesque Ici, il n’est pas question de la célèbre série télévisée policière des années 80-90, mais d’une sorte d’ornement dont on a attribué l’invention aux Arabes (d’où le nom « arabesque »). Formées de lettres, de lignes, de feuillages entrelacés,…

Publié le 7 mars 2019

À trancher une bonne fois pour toutes : la féminisation des noms de métiers

Le jeudi 28 février 2019, l’Académie française a indiqué qu’« il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers ». Pour autant, l’institution se montre prudente. Dans un rapport d’une vingtaine de pages, produit par une commission de quatre académiciens, elle se refuse à « édicter des règles de féminisation », se bornant à « indiquer les limites » des nouvelles formes. Voici ce qu’il faut retenir de ces recommandations. Cas n° 1 : les noms de métiers épicènes = Ils ont la même forme au masculin et au féminin : architecte, artiste, journaliste, juge, secrétaire, comptable, garde, gendarme, diplomate, maire, ministre, peintre, poète,…

Publié le 25 février 2019

Affûter ses carres, faire de la godille, s’emmêler les spatules… Parlez-vous le jargon du ski ?

L’heure des vacances d’hiver a sonné ! Or, pour un certain nombre d’entre nous, « hiver » rime avec « montagne » qui rime avec « neige » qui rime avec… « ski » ! Et comme toute discipline, ce sport d’hiver a son vocabulaire. Que vous soyez pro de la poudreuse ou novice de la glisse, vous apprécierez de pouvoir mettre des mots sur vos techniques et vos sensations. AFFÛTER SES CARRES Les carres, ce sont les arêtes métalliques des skis, situées de chaque côté de la « semelle » (la face du ski en contact avec la neige). Pour permettre d’améliorer l’accrochage des skis dans les virages, surtout quand la…

Publié le 19 février 2019

Orbiting, stashing, stalking, zombieing… Petit traducteur des anglicismes du couple 2.0 (2/2)

Voici la seconde partie de notre dossier consacré au vocabulaire du couple 2.0. Comme les précédents, les anglicismes suivants décrivent de nouvelles façons de draguer ou de vivre une relation amoureuse via les réseaux sociaux. Ces comportements, il faut bien le reconnaître, sont souvent empreints de paresse, voire de lâcheté, de curiosité, voire encore d’intrusion. Vous ne draguez pas en ligne ? Pas de problème, c’est l’occasion d’enrichir votre culture générale ! Orbiting : garder l’autre en orbite Quand on pratique l’orbiting – expression inventée par la blogueuse Anna Iovine – on rompt en pratiquant le silence radio (ghosting), mais on continue à suivre…

Publié le 13 février 2019

Saint-Valentin : comment déclarer sa flamme sans fautes ?

Les récentes études sont formelles : la maîtrise de l’orthographe est un atout pour séduire sur les applications et les sites de rencontres, où le lien se crée d’abord à l’écrit. Corollairement, faire des fautes peut être rédhibitoire pour beaucoup d’entre nous. Or, quel dommage de prendre le risque de passer à côté de sa future moitié à cause d’un verbe mal conjugué ! À l’occasion de la Saint-Valentin, nous vous proposons un « speed dating » avec cinq conjugaisons ! Il faut que l’on se revoie La tournure « Il faut que… », qui traduit la nécessité, impose l’emploi du subjonctif. En effet, vous n’êtes pas…